Le Lycée Marie Le Franc à Lorient accueille près de 800 jeunes en formation initiale, sous statut scolaire et en apprentissage, ainsi que des formations adultes (GRETA, ARS, DRJSCS).
Il est labellisé Lycée des Métiers de la Vente et des Services à la personne (Rectorat) et Qualycée (Région Bretagne).

Ensemble ces deux labels sont des indicateurs d’excellence démontrant la qualité des formations dispensées et des services rendus. Une démarche de qualité, centrée autour de l’environnement et de l’accueil.

Qui était Marie Le Franc?
Histoire du Lycée

Qui était Marie Le Franc ?

Marie Le Franc est une romancière française qui a passé une grande partie de sa vie au Québec, née à Sarzeau dans le Morbihan en 1879.

Une enfance bretonne

A quatre ans, elle accompagne souvent son grand-père, passeur entre la cale de Pencadénic et celle de Pénerf, à Damgan. La petite Marie est très complice avec le vieux passeur qui la laisse aller parmi les parcs à huîtres. Sa grand-mère lui apprend des chansons et également à lire sur son missel, rempli de mots latins auxquels la petite fille ne comprend rien.

En 1897, elle a 18 ans quand elle obtient son diplôme d’institutrice à Vannes. Elle commence à écrire ses premiers poèmes, publiés dans les journaux locaux.

Un rêve de grands espaces : le Canada

A 25 ans, elle demande un de congé, et prend la direction de Montréal au Canada. Seule, sans ressource, elle donne des leçons de français et publie quelques articles. Elle devient par la suite professeur de français à l’école Gardner de 1908 à 1913, puis à la Weston School en janvier 1914. Satisfaite de son sort, elle y restera seize ans.

Elle fera de nombreux voyages entre la France et le Canada.

En 1927, elle reçoit le prix Femina avec son premier roman publié en France : Grand Louis l’Innocent.

En 1931, elle est lauréate de l’Académie Française.

Marie Le Franc
Marie Le Franc

La seconde guerre mondiale

Début janvier 1939, elle quitte alors précipitamment le Québec, pour arriver le plus vite possible auprès de sa mère mourante. Cette disparition est très difficile à vivre pour l’écrivaine, qui aimait retrouver sa mère à chaque retour en Bretagne. Mais il n’est plus question de rentrer au Québec, la Seconde Guerre Mondiale éclatant en septembre 1939. En 1940, elle se dévoue beaucoup à aider les réfugiés qui affluent à la suite de l’offensive des Allemands. Elle héberge une famille chez elle et est nommée présidente du Comité d’Aide aux Réfugiés. Elle collecte des vêtements et organise le logement et le ravitaillement de ce surcroit de population, n’hésitant pas à parcourir de nombreux kilomètres à pieds dans la campagne.

Toutefois, la séparation avec le Canada lui pèse, elle ne peut plus recevoir de nouvelles de ses amis. En 1943, elle effectue dans des conditions difficiles un voyage jusqu’à Paris pour faire accepter son manuscrit Dans la tourmente, qui ne sera publié que six semaines après le Débarquement. A la Libération, elle crée une colonie pour les enfants juifs déportés et tente de retrouver leurs familles. Elle reçoit de nombreux colis d’aides depuis le Québec qu’elle distribue autour d’elle. Elle y rentre en août 1947.

Elle continuera son œuvre, et meurt en décembre 1964 à Saint-Germain-en-Laye.

Site dédié à Marie Le Franc

« Ce qui compte, ce qui donne le prix à la vie, c’est l’effort… »

Histoire du lycée Marie Le Franc

Première étape : Années 40 et les débuts

A la rentrée 1941 sont mis en place les « Centres de jeunesse ». Ainsi à Lorient est installé dans le quartier de Merville un centre exclusivement féminin avec un internat. Ce sont des jeunes filles de 14 à 17 ans qui reçoivent un enseignement ménager et de couture avec un certain nombre d’heures d’enseignement général.

En 1943 le centre est bombardé et trouve refuge à Ploërmel (56) à proximité de l’Etang au Duc à la «Villa Goyat ». Il y a tout au plus 30 jeunes, toujours avec de la couture, de l’enseignement ménager et de l’enseignement général ainsi que de l’EPS.

1943-1946 : déménagement à Callac (22) au château de La Grée.

Pâques 1946 : retour à Lorient dans des baraques provisoires implantées sur le terrain militaire du Polygone. Il s’appel le alors « Centre d’Apprentissage public ». La rentrée s’effectue en octobre 1946 avec l’encadrement suivant : un enseignement général confié à des institutrices venues de La Gacilly et un enseignement professionnel confié à des professionnels recrutés sur Lorient sur titres. C’est un grand succès ce qui amène l’administration à développer l’offre de formation : lingerie (ancêtre du pressing), broderie, mode couture floue(sous-vêtements, chemises de nuit, etc…), emplois de bureau. Au bout de trois ans le jeune obtient un CAP.

1949 : incendie d’une partie des baraques. Mais le succès se confirme : 300 jeunes filles le fréquente ce qui en fait le plus important centre féminin d’apprentissage de l’académie de Rennes. On y fabrique alors beaucoup de chapeaux et de voilettes qui correspondaient à la mode de l’époque.

Deuxième étape : l’implantation sur le site actuel

Fin des années 50 : décision de reconstruire en dur boulevard Blum. On commence par l’internat qui est livré en premier (1958). Les ateliers sont encore dans les baraques.

Septembre 1961 : la rentrée se fait enfin dans les locaux neufs. L’établissement s’appelle alors depuis 1958 « Collège d’Enseignement Technique Féminin » De nouvelles formations sont ouvertes :

  • CAP cuisine – employés de collectivités
  • CAP pratique de la vente
  • CAP de dessin industriel (futurs topographes)
  • CAP de formation sanitaire et sociale
  • CAP coiffure

Les trois quarts des 400 à 500 élèves sont internes. Comme on manque encore de place, des préfabriqués sont construits dans la cour. Le pôle le plus important est toujours la couture. Mais les formations tertiaires de sténodactylo, de comptable et d’employé de bureau se développent également.

Septembre 1967 : début des BEP avec nombreux stages en entreprise.

Mai 1972 : le collège d’enseignement technique féminin de Lorient est baptisé en présence de M. Durand-Prinborgne, Recteur d’Académie, et de Mme Pourdieu-Le Coz, directrice ainsi que de nombreuses personnalités. Il devient le collège d’enseignement technique « Marie Le Franc ». Il comptera alors jusqu’à 840 jeunes, public essentiellement féminin.

1978 : il prend la dénomination Lycée d’Enseignement Professionnel Marie Le Franc.

1987 : il devient le Lycée Professionnel Marie Le Franc. Il accueille alors des filières Bac Professionnel (Commerce, Vente, Métiers de la Mode et Industries Connexes).

2007 – 2013 : il devient le lycée des métiers « services à le personne » Marie le Franc et accueille de nouvelles formations « Aides soignants », puis « Aides Médico-Psychologiques », une classe ULIS, des Mentions Complémentaires en Coiffure et une Préparation au Concours Infirmiers,  tandis que d’autres sont transférées sur d’autres sites (BEP biotechnologies, BEP secrétariat et comptabilité, Bac Pro métiers de la Mode et Industries connexes). Enfin décision est prise par le Conseil Régional de Bretagne de le restructurer et de le moderniser

2010 : le lycée obtient une double labellisation, lycée des métiers de la vente et des services à la personne.

2011 : accueil des filières technologiques ST2S (en provenance du lycée Dupuy de Lôme) et transformation du BEP CSS en Bac Professionnel ASSP, avec les 2 options.

2009-2014 : rénovation complète des bâtiments, des ateliers pédagogiques et des façades

2014 : labellisation Qualycée du Conseil régional de Bretagne

2015 : ouverture du BTS Métiers de l’Esthétique (option Management)

2017: ouverture du BTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social (SP3S)

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